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Le Parlement français passe au Linux Ubuntu 16/03/2007 - 12h26 - par Christophe Guillemin - © BusinessWeek A partir de juin, les bureaux des députés français seront munis d’ordinateurs utilisant le système d’exploitation Linux Ubuntu et d’autres applications open source taillées sur mesure. Quand les députés français et leurs assistants seront rentrés de leurs vacances, ils travailleront sur des ordinateurs utilisant le système d’exploitation Ubuntu. A partir de la prochaine session parlementaire, 1154 bureaux seront donc équipés d’ordinateurs fonctionnant sous Linux. L’Assemblée nationale a, en effet, décidé de passer de Windows à Linux, pour que les 577 députés puissent utiliser un logiciel non propriétaire. L’appel d’offre a été gagné par la compagnie de services IT Linagora, spécialiste de l’open source et Unilog. Mandriva a été mentionnée dans plusieurs documents comme une alternative. L’offre Maisson a finalement été abandonnée. Tout en utilisant Ubuntu, les députés et leurs assistants utiliseront également Firefox, OpenOffice et le logiciel de messagerie de Mozilla Thunderbird. Le projet a été défendu par les députés Richard Cazenave et Bernard Carayon (UMP), qui ont souligné les avantages du logiciel open source, notamment en matière de coût. Avant de prendre sa décision, l’Assemblée nationale a chargé la société Atos Origin de réaliser une étude, et la conclusion a été que "les solutions d’open source offrent désormais des solutions adaptées aux besoins des députés et permettront de réaliser des économies substantielles malgré les coûts d’installation et de formation". Le montant du passage de Windows à Linux est estimé à environ 80 000 euros. L’Assemblée nationale utilise déjà des logiciels open source dans ses réseaux, y compris le serveur Web Apache et le système d’administration de contenu Mambo. Le passage des députés à des logiciels open source est symbolique. Les initiatives précédentes ont été cantonnées à quelques administrations : ministère de l’Agriculture, Gendarmerie (pour OpenOffice) ou la Direction générale des impôts (pour Firefox).
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