| Tekikou Tux Fantôme Profil : Penguin Pro | Reprise du message précédent :
telujite a écrit :
rah non ils ne sont pas bien placés! De plus, je parlerai toujours, même un truc infâme qui sent pas bon ne m'empêchera pas de l'ouvrir (non, my name is not mc! ) Et oui, vu notre bassesse, tu y aura encore droit aux poèmes... ----------------------------------- Le bateau ivre, de Rimbaud. Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. J’étais insoucieux de tous les équipages, Porteur de blés flamands ou de cotons anglais. Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages, Les Fleuves m’ont laissé descendre où je voulais. Dans les clapotements furieux des marées, Moi, l’autre hiver, plus sourd que les cerveaux d’enfants, Je courus ! Et les Péninsules démarrées N’ont pas subi tohu-bohus plus triomphants. La tempête a béni mes éveils maritimes. Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes, Dix nuits, sans regretter l’½il niais des falots ! Plus douce qu’aux enfants la chair des pommes sures, L’eau verte pénétra ma coque de sapin Et des taches de vins bleus et des vomissures Me lava, dispersant gouvernail et grappin. Et, dès lors, je me suis baigné dans le Poème De la Mer, infusé d’astres, et lactescent, Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême Et ravie, un noyé pensif parfois descend ; Où, teignant tout à coup les bleuités, délires Et rythmes lents sous les rutilements du jour, Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres, Fermentent les rousseurs amères de l’amour ! Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes Et les ressacs, et les courants : je sais le soir, L’Aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes, Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir ! J’ai vu le soleil bas, taché d’horreurs mystiques, Illuminant de longs figements violets, Pareils à des acteurs de drames très antiques Les flots roulant au loin leurs frissons de volets ! J’ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies, Baisers montant aux yeux des mers avec lenteurs, La circulation des sèves inouïes, Et l’éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs ! J’ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries Hystériques, la houle à l’assaut des récifs, Sans songer que les pieds lumineux des Maries Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs ! J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides Mêlant au fleurs des yeux de panthères à peaux D’hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux ! J’ai vu fermenter les marais énormes, nasses Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan ! Des écroulements d’eaux au milieu des bonaces, Et les lointains vers les gouffres cataractant ! Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises ! Échouages hideux au fond des golfes bruns Où les serpents géants dévorés des punaises Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums ! J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants. − Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants. Parfois, martyr lassé des pôles et des zones, La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux Montait vers moi ses fleurs d’ombre aux ventouses jaunes Et je restais, ainsi qu’une femme à genoux... Presque île, ballottant sur mes bords les querelles Et les fientes d’oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds. Et je voguais, lorsqu’à travers mes liens frêles Des noyés descendaient dormir, à reculons ! Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses, Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau, Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses N’auraient pas repêché la carcasse ivre d’eau ; Libre, fumant, monté de brumes violettes, Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur Qui porte, confiture exquise aux bons poètes, Des lichens de soleil et des morves d’azur ; Qui courais, taché de lunules électriques, Planche folle, escorté des hippocampes noirs, Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ; Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues Le rut des Béhémots et des Maelstroms épais, Fileur éternel des immobilités bleues, Je regrette l’Europe aux anciens parapets ! J’ai vu des archipels sidéraux ! et des îles Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur : − Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t’exiles, Millions d’oiseaux d’or, ô future Vigueur ? Mais, vrai, j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer : L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes. Ô que ma quille éclate ! Ô que j’aille à la mer ! Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache Noire et froide où vers le crépuscule embaumé Un enfant accroupi, plein de tristesse, lâche Un bateau frêle comme un papillon de mai. Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames, Enlever leur sillage aux porteurs de cotons, Ni traverser l’orgueil des drapeaux et des flammes, Ni nager sous les yeux horribles des pontons ! Quel beau poème...  
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xD On veut jouer à armes égales. Nous pas avoir Admin de notre côté, alors on peut pas faire sa. Soyez sympa Pour Vermi -> Look sa c'est pour toi
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moa18e i haz a leaf. Profil : Penguin Pro | Très Y a pas à dire, Rimbaud,  Ultima Verba était très joli aussi  tekikou > j'aime bien le sponsor de ton lien , en tout cas, très belle musique, quelqu'un sait ce que c'est ? | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro | Oui, je reconnais, malheureusement certains poètes inspirés écrivent de long textes... Mais c'est le prix à payer! Peut être qu'en cultivant un peu le cerveau à peine défriché des bonnets rouges nous les ferons changer d'avis! moa' merci! Du appolinaire pour changer!  -------------------- Guillaume Apollinaire — Alcools -------------------- Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine. Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure L'amour s'en va comme cette eau courante L'amour s'en va Comme la vie est lente Et comme l'Espérance est violente Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Passent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennent Sous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure 
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Alrim Profil : Top Penguin | Didas, sauve-nous ! Tu es le seul dans notre camp ! Je sais que tu n'as pas les mêmes compétences que BabyGuit et MicroVermicelle, mais tu dois bien pouvoir faire quelquechose à moins qu'ils ne t'aient bâillonné et séquestré. | |
batux :) Profil : Penguin Pro |  Je vous appel à tous mettre cet avatar, afin que les BR continue à plonger dans le ridicule BB, CM, CB et compagnie, unissons nous !
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Tenkan http://www.tenkan05.fr Profil : Top Penguin | C'est bien, on voit pas trop le bonnet sur mon avatar, m'enfin sur certains c'est très moche.  | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro | oui, ça fait laid sur le mien!  Batux cool idée, mais je conteste déjà... à ma façon!  edit: Ah tiens, le placement est aléatoire à présent? -------------------- Ce que dit la bouche d’ombre, Victor Hugo. -------------------- XXVI L'homme en songeant descend au gouffre universel. J'errais près du dolmen qui domine Rozel, A l'endroit où le cap se prolonge en presqu'île. Le spectre m'attendait; l'être sombre et tranquille Me prit par les cheveux dans sa main qui grandit, M'emporta sur le haut du rocher, et me dit: * Sache que tout connaît sa loi, son but, sa route; Que, de l'astre au ciron, l'immensité écoute; Que tout a conscience en la création; Et l'oreille pourrait avoir sa vision, Car les choses et l'être ont un grand dialogue. Tout parle; l'air qui passe et l'alcyon qui vogue, Le brin d'herbe, la fleur, le germe, l'élément. T'imaginais-tu donc l'univers autrement? Crois-tu que Dieu, par qui la forme sort du nombre, Aurait fait à jamais sonner la forêt sombre, L'orage, le torrent roulant de noirs limons, Le rocher dans les flots, la bête dans les monts, La mouche, le buisson, la ronce où croît la mûre, Et qu'il n'aurait rien mis dans l'éternel murmure? Crois-tu que l'eau du fleuve et les arbres des bois, S'ils n'avaient rien à dire, élèveraient la voix? Prends-tu le vent des mers pour un joueur de flûte? Crois-tu que l'océan, qui se gonfle et qui lutte, Serait content d'ouvrir sa gueule jour et nuit Pour souffler dans le vide une vapeur de bruit, Et qu'il voudrait rugir, sous l'ouragan qui vole, Si son rugissement n'était une parole? Crois-tu que le tombeau, d'herbe et de nuit vêtu, Ne soit rien qu'un silence? et te figures-tu Que la création profonde, qui compose Sa rumeur des frissons du lys et de la rose, De la foudre, des flots, des souffles du ciel bleu, Ne sait ce qu'elle dit quand elle parle à Dieu? Crois-tu qu'elle ne soit qu'une langue épaissie? Crois-tu que la nature énorme balbutie, Et que Dieu se serait, dans son immensité, Donné pour tout plaisir, pendant l'éternité, D'entendre bégayer une sourde-muette? Non, l'abîme est un prêtre et l'ombre est un poëte; Non, tout est une voix et tout est un parfum; Tout dit dans l'infini quelque chose à quelqu'un; Une pensée emplit le tumulte superbe. Dieu n'a pas fait un bruit sans y mêler le Verbe. Tout, comme toi, gémit ou chante comme moi; Tout parle. Et maintenant, homme, sais-tu pourquoi Tout parle? Écoute bien. C'est que vents, ondes, flamme Arbres, roseaux, rochers, tout vit! Tout est plein d'âmes. Mais comment! Oh! voilà le mystère inouï. Puisque tu ne t'es pas en route évanoui, Causons. [...]
Jersey, 1855. --------------------- Un mec bien, ce Hugo, n'est ce pas?  | |
TheGuit Alcogeek Profil : Admin | Ouais sauf qu'honnettement le copié coller de test long que personne ne lit je vois pas l'interet. | |
batux :) Profil : Penguin Pro | | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro | TheGuit a écrit :
Ouais sauf qu'honnettement le copié coller de test long que personne ne lit je vois pas l'interet.
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Anonyme a écrit :
Ouais sauf qu'honnettement le sabotage d'avatar par bonnets rouges je vois pas l'interet.
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------------------- Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps. Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit. Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur. Victor Hugo, hommage à sa sa fille. ------------------ Et ce n'est pas un copié collé, celui là, je le connais par c½ur.  | |
Tekikou Tux Fantôme Profil : Penguin Pro | | |
batux :) Profil : Penguin Pro | Très bon ça Tekikou  | |
TheGuit Alcogeek Profil : Admin | batux a écrit :
Olé, un script qui fait changer le bonne de place sur l'avatar... Ca va devenir tendu pour trouver une solution 
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Et oui je suis le plus con mouhahahahaha  | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro | ça c'est discutable, très cher. | |
batux :) Profil : Penguin Pro | C'est pas si dérangeant que ça, en somme !
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Tekikou Tux Fantôme Profil : Penguin Pro | Nous trouverons un moyen  | |
cisoun Pingouin libre Profil : Penguin Pro | Oh mon dieu mais c'est un fléau? Que ce passe-t-il? Maychants modos qui boavent et qui font que embetay les mambres!  | |
Mut198 Profil : Top Penguin | | |
benjigarner Profil : Penguin Pro | C'est honteux ! ça gache mon slip a petits coeurs  | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro |  Je change d'avatar, ce site est bien trop mal famé pour un aussi bel avatar!  | |
orksovaj Fragger tue Profil : Big Penguin | | |
Skynix Profil : Top Penguin | Sous l'impulsion de cet etat d'esprit, face à lintrensigence administrative et du patronat, joignez-vous à nous. Slipez-vous ! | |
benjigarner Profil : Penguin Pro | En tous cas je félicite la team quand au choix du bonnet, en effet ce bonnet a été réalisé par Chozo, le grand leader de slip!  | |
Symbiote Vive les borsalinos! Profil : Top Penguin | Me serais-je trompé?  | |
Vermi MindHacker Profil : Admin | Il me semble que vous autres défenseurs du bonnet bleu (qui est d'ailleurs l'incarnation du mal sur Terre), commencez à voir la puissance des utilisateurs du bonnet rouge. Je vous rappel d'ailleurs, que votre sang est rouge, donc le rouge c'est la vie, et que quand on meurt on est tout bleu, donc le bleu c'est la mort. Il n'est pas trop tard, entendez la bonne parole ! Les poèmes ne serviront à rien pour vaincre le bien, ils ne font que nous renforcer ! Votre combat est perdu d'avance, alors rejoignez nous !  | |
telujite KCN Profil : Penguin Pro | perdu d'avance? tu es sûr d'avoir bien lu les poèmes vermifuge? "Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même Ils ne sont plus que cent, je brave encore Sylla ; S'il en demeure dix, je serai le dixième ; Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !" Nous n'abdiquerons pas nos opinions, nous serons ce que nous sommes, et comme le disait Voltaire en son temps: "écrasons l'infâme!"  Si ce cher hugo avait choisi de ne pas se battre contre Naboléon le troisième...  | |
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